30 personnes présentes
La séance est entièrement consacrée à la présentation et aux échanges avec Olivier CHOMIS
Olivier, que la plupart des adhérents connaissent déjà, se présente en début de séance : Photographe indépendant, il assure aujourd'hui les formations professionnelles pour Canon, des stages de perfectionnements et réalise aussi un vrai travail d'auteur.
Et de se demander pourquoi son expression demeure fidèle au Noir et Blanc ? Olivier pense que sa longue expérience en photo argentique a grandement contribué à lui "forger" l’œil, de même que ses références, qu'il puise essentiellement dans le cinéma "historique" noir et blanc.
Il considère que ce sont ces "sources" qui lui inspirent sa manière de "faire", "traiter", et "exploiter" ses prises de vues, où domine le clair-obscur, avec des noirs profonds, beaucoup en situation urbaine, avec toujours de l'humain.
Olivier nous propose en préalable de "voir" un diaporama d'une quarantaines de photos qu'il a sélectionné pour cette séance.
Puis dans un travail de présentation avec échanges nous "repassons" une à une ses photos.
C'est l'occasion pour Olivier de nous indiquer que sa méthode de mesure de la lumière, dont la maîtrise est essentielle dans ce type de photo, est basée le plus souvent sur une mesure spot des hautes lumières.
Le point de départ des ses compositions est bien la lumière, pas la personne qui est photographiée.
Après avoir choisi le cadre, pour son originalité (lignes, masses et contrastes) et donc avoir "anticipé", il se place en "attente" de situations visuelles procurées par le passage des personnes et nous affirme que la patience est toujours récompensée.
Dans la mesure où le "cadre" est choisi préalablement, Olivier pratique que très exceptionnellement le recadrage. Il "prend" ses photos en couleur mais les "voit" en N et B.
Pour ce type de travail Olivier considère qu'il vaut mieux être "équipé" d'un appareil discret qui n'aura pas la même "interférence" qu'un "gros" reflex avec les sujets, mais possédant d'un capteur conséquent, tel le format APS-C. Il milite aussi pour une focale fixe de 35 à 50 mm qui oblige de se "positionner" : "On n'a pas le choix !", avec des réglages simples qui n'exploitent pas toutes les ressources des appareils actuels, basés sur une ouverture "moyenne" et une vitesse "suffisante" pour éviter les flous des personnages, laissant à l'appareil le choix d'une sensibilité adaptée.
Olivier "travaille" le post traitement simplement, en accentuant si besoin les contrastes sombres/clairs de certaines zones des photos, pour accentuer le "sens " de chaque photo.
Olivier ajoute qu'il aime bien travailler "l'intemporalité" et qu'il faut se situer dans une perspective de série, ce qui veut dire que toutes les photos ne sont pas exceptionnelles mais que les moins "fortes" donnent du sens à la série.
On peut ajouter qu'Olivier développe lui même jusqu'à l'impression sur papier Canson mat 340g, et qu'il exposera début 2026 à Gap, à la Passerelle scène nationale, du 13 janvier au 13 mars.
Cette séance sera suivie de la proposition d'une journée de pratique en situation, dont la date reste à fixer, début 2026, en fonction des disponibilités d'Olivier et des volontaires de l'Atelier souhaitant y participer.
Didier C.